Ces six groupes avaient donné leur nom aux six quartiers d’Oujda. Chacun d’eux aurait été lui-même constitué par les éléments de provenances diverses.
Les Oulad Amran se subdivisent en :
- Chekarna : sont chorfa (celui qui descend du prophète par Fatima) et seraient par les uns du ksar Oudaghir de Figuig, d’après les autres de Nédroma (Algérie).
- Oulad Moulay et Abbes : également chorfa auraient abandonné la région de Tlemcen au XVIe sciècle pour fuir la domination turque.
- Chouazi ou Oulad Ghazi : seraient originaires soit Tafilalet, soit des Beni-Snassen.
- Tlemçaniines seraient arrivés à Oujda vers la même époque que Moulay Abbès.
Les Achegfane :
Auraient de origines extrêmement variées allant des Beni-Snassen au Tafilalet en passant par Tlemcen et Figuig.
Les Ahel Oujda : sont formés par deux groupes peu nombreux :
- El Bequia : qui signifie "le reste" est composé des Oulad Menni, Oulad Mohamed ben Larbi et Oulad el Moul ; il serait le dernier vestige de l’antiquité population pré-islamique qui aurait occupé la ville au temps du Sultan l gendaire El Ablak el Fortas.
- El Kouarda : comprends principalment des gens originaires de Kouarda, et peut etre aussi quelque Beni-Snous et Beni-Bousaiid.(Algerie).
Les Ouladd el Gadi : sont très mélangés ; cette fraction est constituée par les Arabes et les Berbères venus d’un peu partout. On y trouve, entre autres, des Beni-Snassen, des Cherada, des Beni Bou Said ainsi que des gens de Zouî et Aira près de Nemours.
Les Ahel el Djamel : ont des origines diverses tout comme les précedents ; les Ouled Bou Kais viendraient du Ksar du meme nom (Sud Oranais) ; les Ouled El Khaled des Beni-Snassen, les Ouled Chamma de Tlemcen, les Ouled Filali du Tafilalet.
Les Oulad Aissa : se divisent en Oulad El Mir et Oulad Aissa. Les premiers sont originaires des Beni Mimoun, chez les Beni-Mengouche, Beni-Snassen , les seconds des Oulad Aissa de l’ouest. Quelques familles provenant des Oulad El Arabi du sud de l’Atlas et des Beni-Yala se sont intégrées aux Oulad Aissa.
La population s’est diversifié sous le protectorat français en 1907 du fait de l’afflux constant d’individus venus de tous le Maroc oriental, d’Algérie mais aussi de Maroc occidental, de Fez, Casablanca, Marrakech et même de Sous.